Les découvertes d’Alfred Tomatis dès les années 1950 restent certainement parmi les plus importantes concernant l’effet de la musique sur le cerveau. Elles soulignent cependant un élément essentiel qui est celui de l’oreille que l’on oublie trop souvent.

En effet l’oreille a trois fonctions : l’audition, l’équilibre mais aussi la recharge corticale.

Le cerveau a besoin de sons mais pas n’importe lesquels; de la qualité du son qu’il recevra dépendra son fonctionnement et son développement. Mais il pourra également bénéficier de cette recharge uniquement si l’oreille d’un sujet est ouverte, prête à l’écoute. Elle pourra alors bénéficier de toutes les stimulations nécessaires à la recharge corticale grâce à une musique de qualité. Par contre, si l’oreille est « fermée », « distordue », il est donc nécessaire au préalable de corriger ces blocages d’écoute pour que le cerveau puisse se recharger correctement.

Qu’entend-on par musique de qualité ? Ce sont les musiques qui comportent suffisamment de fréquences aigües. En effet dans l’oreille interne, la cochlée contient 24 600 cellules de corti qui permettent la transmission du son en potentiel électrique, donc énergie au cerveau. Ces cellules se répartissent comme suit :

– quelques dizaines pour les graves
– quelques centaines pour les mediums
– et 24 000 pour les aigus.

On comprend mieux l’importance des aigus dans la musique. Il existe en effet des musiques comme celle de Mozart, ou Vivaldi qui aident à se concentrer et permettent au cerveau de se développer harmonieusement alors que d’autres musiques comprenant trop de graves, déchargent, abrutissent et fatiguent. Il faut donc être vigilant. Il y a également des aigus sans harmoniques, sans chaleur et de mauvaise qualité. Les instruments les plus « rechargeants » sont les instruments à cordes et principalement le violon. Il est certain que plus un enfant commence tôt un instrument qu’il aime et pratique avec plaisir, plus il a de chances de dynamiser et développer harmonieusement son cerveau pour étudier.

Depuis que la musique existe, l’homme la ressent comme bénéfique pour lui et certainement pour son cerveau et sa pensée ; aujourd’hui on essaie de le prouver plus scientifiquement. Déjà au VI éme siècle avant JC, Pythagore pensait que toute thérapie devait s’appuyer sur l’emploi de la musique, celle-ci contribuant largement à la santé en rétablissant l’harmonie entre le corps et l’âme. Ce qui est plus délicat à reconnaître aujourd’hui avec la rapidité de toutes les évolutions technologiques et les possibilités nouvelles d’amplification incroyable des décibels utilisés, ce sont les musiques et intensités qui font du bien et celles qui peuvent être dangereuses. Les supports de qualité de transmission du son sont également un sujet très important. L’analogique, mieux analysé par le cerveau car son naturel ou le numérique, les MP3 les I-pod les casques de mauvaise qualité…
Tomatis reste un pionnier et un précurseur dans cette recherche de la musique sur le cerveau et les effets de stimulation et de recharge corticale des musiques de qualité notamment Mozart. Pour lui, quand on connait bien l’oreille et qu’on s’y enfonce, on se rend compte que l’homme est une oreille en totalité et que le grand accessoire de l’oreille c’est en fait le cerveau. Si bien que quand on a la chance d’entrer par cette voie royale on touche toute la dynamique du cerveau. Le Professeur Tomatis et d’autres chercheurs depuis Pythagore qui vont dans son sens ont et ont eu certainement des opposants, mais ces derniers n’ont jamais pu prouver le contraire et ce sont les années et les résultats quotidiens sur des milliers de personnes qui peu à peu permettront de rendre évidentes ces découvertes.

Tomatis s’est battu toute sa vie pour défendre l’importance de l’utilisation de sons et musique de qualité pour l’oreille et le cerveau mais malheureusement encore actuellement les enjeux commerciaux restent les plus forts.

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